Les univers de Jacques Lacarrière

Soirée France Culture, hommage à Jacques Laccarière
par Marie-Hélène Fraïssé, le 1er décembre 2005, en direct du Cnl

Avec le concours de Gilles Lapouge et André Velter
et
Gil Jouanard, Pascal Dibie, Michel Le Bris, Adonis, Jean Malaurie, écrivains
Nicole Lattès, éditrice
Mahmut Demir, Nicolas Syros, Tenzin Gönpo, musiciens et chanteurs
Sylvia Lacarrière.

« Etre cigale et jamais fourmi », telle est la règle de vie que se donna Jacques Lacarrière à vingt ans à peine, en 1945. Un principe auquel il ne dérogea à aucun moment, traçant son chemin entre errance et écriture, ces « deux voies essentielles de la rencontre avec les autres et de la connaissance de soi-même ».

Disponible, constamment prêt à partager le pain et les contes, ce marcheur impénitent qui se voulait « enraciné dans l’éphémère », compagnon fraternel et intemporel des moines du Mont Athos, des gnostiques, des derviches, des lamas ou des paysans du Morvan, était aussi un très rigoureux ciseleur d’écriture. Ses voyages, de la Grèce à l’Inde, de la Turquie à l’Egypte, le ramenaient toujours à sa « hune de travail », ce grenier d’où il apercevait les toits de Sacy en Bourgogne, et où carnets de route, feuilles éparses, se faisaient poème, récit, roman. Jacques Lacarrière vient de nous quitter, laissant derrière lui une œuvre considérable. « La vie et l’écriture. L’amour et l’écriture. L’ailleurs et l’écriture », scandait-il dans « La Sourate dernière », qui prend désormais force de testament. Il aurait eu 80 ans le 2 décembre 2005.



Centre National du Livre 53 rue de Verneuil, Paris 7ème.